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15 mars, 2009

la femme absolue : lettres du coeur , lettres de l’esprit

Classé dans  algerie,CULTURE — iferhounene @ 22:34

ZAHRA

 

, voici un de mes derniers délires
Ce n’est pas un appel d’offres que je lance quand il s’agit de mes relations avec les femmes.je suis libre y compris dans ce domaine, je dirais même plus , surtout dans ce domaine des femmes que je me réserve a moi et à ma manière très singulière , particulière.
je veux ! tu m’entends? je veux que toutes les qualités qui se trouvent  dans le corps et l’esprit de « mes femmes » soient dévoilées pour que je les apprécie , comme j’aime à les déguster… ces qualités intellectuelles …. et ultime conquête…le corps qui se découvre avec toute sa splendeur.un être divin que cette femme que je cherche.je ne suis pas un insatiable , encore moins un sadique , mais je dois à la vérité de dire d’abord pour moi même que j’aime la femme absolue.mais la femme telle je l’ai déjà dessinée dans mon esprit.cette femme là n’est pas simple , mais n’est pas trop compliquée non plus:
- entre 55 et 60 ans
intellectuelle , sensible
qu’importe la couleur de sa peau et sa taille
mais elle ne doit être ni grosse ni trop maigre.c’est mon choix
mais cette femme n’a que la moitié de mon agé alors , je serai dans le domaine interdit.c’est un réve que je ne voudrais faire ,car la déception m’attend au bout de mon parcours et je me dirai alors ,c’est fille a l’age de ma fille.
indomptable dans les passions, machiavélique et diabolique dans ses inventions ,moi je l’écouterai,je la regarderai , et la pénétrerai jusqu’au plus profond d’elle.elle sera pour moi cette planète  des milles et une musiques , une symphonie qui m’accompagnera , comme la borda , à ma dernière demeure , le cimetière, et moi inconscient ,insensible aux bruits du monde.

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Serviteur de la lumiere

Abdenour

voici mes folies à moi :
Un de tes derniers délires? Je suis curieuse de connaître les autres!

 

Je commence par une question : ton dernier délire s’adresse à moi, à Zahra, ou à toutes les deux ?

 

Moi je trouve intéressant de te suivre dans tes élucubrations, te suivre par curiosité, je n’y adhère pas tu le sais, mais tes délires, je les trouve naturels, humains et donc je les comprends. Je dis ça sans hypocrisie et sans complaisance. misereaitmansour.jpg

 

J’aurai l’occasion de discourir sur tes qualités, tes vertus et tes mérites le jour de ton prochain anniversaire si tu veux. Pour le moment, l’un des principaux défauts que je t’attribue est l’instabilité dans tes idées et tes décisions. Je ne sais pas si c’est une malformation congénitale, si tu as toujours été comme ça, ou seulement un incident de parcours, mais en l’espace d’un jour que Dieu fait, à un moment tu es rationnel, tu te résignes, tu te fais une raison, tu es réaliste, tu connais l’interdit, le déraisonnable, les limites et les obstacles.. et l’instant d’après, c’est ton cœur qui recommence à parler, c’est ta passion qui se déchaîne à nouveau, au diable les interdits et les barrières, l’envie te prend alors de suivre ton cœur où qu’il t’emmène, pourvu qu’il t’emmène quelque part, car pour toi de toute façon, le chemin vers lequel ton coeur te guide ne peut être que beau, du moment que tu as l’assurance de mourir aimé, chéri et adulé par une femme que tu auras aimé, chérie et adulée.

 

Puis quelques heures après, c’est la raison qui s’exprime, forte et lucide.. relayée par le cœur l’espace de quelques battements.. puis la raison s’impose, magistrale.. et revoilà le cœur qui bat… J’imagine ton calvaire.

 

Je comprends ton dilemme car c’est le mien. Quand on est intellectuel et sentimental à la fois, c’est l’enfer, j’en sais quelque chose. La raison dit une chose et le cœur dit une autre. C’est un conflit interminable où le plus fort l’emporte. Souvent quand c’est le cœur qui l’emporte, on se rend compte que finalement nous sommes banals, ordinaires, communs et que notre intellectualité n’a servi à rien. Quand c’est l’intellectualité qui prend le dessus, on est fier quelque part d’être fort,  d’avoir « résisté», mais c’est une force qui se fait au détriment de notre nature, de notre désir d’être finalement des humains comme des autres, dotés d’un cœur.

 

La mesure, voici la clé qui conforte notre intellectualité mais ne condamne pas notre sentimentalité, ni nos aspirations à un monde fait d’amour, de beauté et de perfection. La mesure n’est pas une sécrétion intellectuelle, c’est aussi une qualité du cœur. C’est un compromis, un équilibre entre notre force (la raison) et notre faiblesse (le cœur).

 

Donc pour sortir un peu de la théorie et passer à la pratique, la dame de 50-60 ans me parait plus appropriée pour toi et plus adaptée à ce que tu attends d’une femme. Elle aura fait sa vie, des enfants. Toi de ton côté tu as accompli ce qu’on attend de toi, ce qu’on attend d’un homme, cette mission grande et noble qui est fonder une famille. Il ne te reste plus que la consécration intellectuelle et l’épanouissement sentimental. Tu n’as plus rien à prouver ni sur un plan ni sur l’autre. Il faut juste qu’on t’offre la chance d’envisager maintenant l’avenir sans régurgiter le passé et sans trébucher sur les frustrations et les imperfections du présent. Quelqu’un comme toi est né pour être libre et heureux. Sans hypocrisie.

 

Voici un de mes derniers délires à moi:

 

- entre 55 et 60 ans : 

 

Je ne sais pas pourquoi j’ai du mal à croire que quelqu’un comme toi se contenterait gentiment d’une femme de 60 ans, avec ton énergie et ta fougue, une sexagénaire relâchée de partout, souffrant de ptôses, de cellulite, toi, qui vénère le corps de la femme autant que son esprit, Non, ça ne rentre pas dans la tête! Je peux me tromper, c’était juste une idée. Tu me diras dans ta réponse si j’ai touché une corde sensible ou si je divague moi aussi.

 

Je reviens à mon sérieux, j’aimerai que tu réfléchisses longuement et profondément, on en a parlé tout à l’heure au téléphone, le divorce n’est pas une entreprise facile, il y aura des larmes, et je me dis que ça vaut peut-être la peine de faire une dernière tentative avec ta femme et voir ce que ça donne. Je sais que ça te rentre par une oreille et ça ressort de l’autre, mais il fallait que j’insiste sur ça, l’histoire le retiendra. 

 

 

J’aimerai sincèrement que tu connaisses la stabilité affective, j’ai hâte pour toi, comme ça on pourrait parler d’autre chose, tourner la page et passer à des aspects de la vie plus plaisants, plus profitables, même si j’estime que rien n’es plus important que de trouver son autre moitié, mais le monde tourne et n’attend personne, si on le rate, il ne nous attendra pas à la prochaine gare. Stable, tu pourrais ainsi et enfin te dévoiler à ton autre véritable passion, la vie, la pensée, les idées, la production intellectuelle, les amis, et je sais que ton univers est vaste. 

 

En conclusion, tu es seul juge de ce que tu dois entreprendre pour ton avenir, je ne sais pas ce que tu désires emporter dans ta tombe, tu y penses beaucoup, mais ce n’est pas difficile à deviner, tu veux mourir d’une piqûre de tendresse, d’une morsure d’affection, d’une overdose d’amour, le reste du monde n’est que balivernes, pour reprendre une de tes expressions favorites.

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