Algeria:iferhounene le blog le plus libre du monde

16032009

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Abdenour Si Hadj Mohand
 

Abdenour Si Hadj Mohand

Biographie :

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Ses ouvrages
 
Fils de Fellagha
Fils de Fellagha

Notre avis : Avec “Fils de Fellagha”, Si Hadj Mohand Abdenour fait œuvre de mémoire. Certes, l’auteur relate son expérience de combattant pour l’indépendance algérienne, mais au-delà, c’est à tous les anonymes, aux hommes et aux femmes… [suite]

108 pages.
Prix papier : 13 € 12.34 € (-5%)
La Guerre franco algérienne dans la Poesie populaire kabyle
La Guerre franco algérienne dans la Poesie populaire kabyle

Notre avis : Dans cet ouvrage hybride, soustraire à l’oubli ce qui doit être retenu de nos prédécesseurs prend une forme plurielle mais pourtant dynamique. D’une part, l’auteur regroupe les textes poétiques créés par les Kabyles durant la… [suite]

34 pages.
Prix papier : 10 € 9.49 € (-5%)
La Guerre vécue par un chasseur alpin
La Guerre vécue par un chasseur alpin

Notre avis : En puisant dans leurs souvenirs, Abdenour Si Hadj Mohand et Jean Collet offrent une vision authentique de ce conflit hors-norme qu’on appelait guérilla. Loin de tout cliché, l’ouvrage révèle le quotidien de la guerre, ce mal qui… [suite]

384 pages.
Prix papier : 26 € 24.7 € (-5%) misereaitmansour.jpgphotojeanboulangerimpossiblechoix.jpg




Alger-Paris : la tension est vive : les morts s’en mélent et hantent les relations entre les deux pays

9022010

 
DIPLOMATIE
Coup de froid entre Alger et Paris
 
R.B. | 09.02.2010, 18h04 | Mise à jour : 18h55
Les tensions entre Paris et Alger ont dominé les débats, mardi matin, à l'Assemblée nationale lors de la ratification d'une convention de partenariat franco-algérienne. Le feu vert définitif du Parlement, puisque le Sénat l'avait déjà ratifiée en juillet, intervient alors qu'un député algérien de l'historique Front de libération nationale (FLN) au pouvoir, a indiqué dimanche que le Parlement algérien envisage d'adopter une loi criminalisant le colonialisme français (1830-1962).
Cette annonce risque d'envenimer les relations entre Paris et Alger, toujours passionnelles depuis l'indépendance de l'Algérie, en 1962,. Depuis mardi, elles connaissent un accès de fièvre inédit depuis cinq ans, qui a enflammé le Palais-Bourbon. Ce nouvel épisode a commencé jeudi quand les autorités algériennes ont annoncé le gel d'une réunion portant sur la création d'une grande commission parlementaire entre les deux pays. Motif : le gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika a très mal supporté que la France inscrive l'Algérie sur «une liste de pays à risque pour les transports aériens» en raison du terrorisme.
«Comment l'Algérie peut-elle être parmi les pays qui luttent contre le phénomène du terrorisme et dans le même temps figurer sur la liste des pays dont les ressortissants sont soumis à des mesures de contrôle spécifiques ?», a protesté le président de l'Assemblée algérienne, Abdelaziz Ziari.
Des tribunaux spéciaux pour juger les crimes coloniaux
Fierté algérienne blessée, souvenir de la décennie noire des années 90, le tout sur fond d'amour/haine entre deux pays qui se sont séparés dans le sang après 132 ans. La tension est encore montée d'un cran avec le dépôt au Parlement algérien d'une proposition de loi pour «criminaliser» le colonialisme français, deux ans avant le 50e anniversaire de l'indépendance.
«Nous envisageons de créer des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux ou de les poursuivre devant les tribunaux internationaux», a souligné un député FLN, précisant que la proposition de loi avait été signée par 125 députés de différents partis à Alger.
Amère ironie, cette proposition est l'exacte opposée de la loi française du 23 février 2005 vantant «le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord». Une disposition abrogée un an plus tard, condamnée par le président Bouteflika et qualifiée de «loi de la honte» par des parlementaires FLN.
Une initiative «inquiétante», «incompréhensible»
Cinq ans après, l'histoire se répète, à rôles inversés. C'est au tour des Français de «regretter» la proposition de loi algérienne, dixit Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Dans la foulée, l'UMP Thierry Mariani a demandé le report de la ratification d'une convention franco-algérienne, finalement adoptée dans un climat tendu mardi matin. Qualifié d'«ultra» par ses adversaires, le député est tête de liste UMP pour les prochaines élections de mars en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, région d'arrivée en 1962 pour de nombreux rapatriés et harkis.
L'éventuelle mise en place «des tribunaux d'exception n'est pas acceptable», a aussi déclaré le patron des députés Nouveau centre, François Sauvadet, demandant «une clarification de la part du gouvernement algérien sur cette initiative».
«L'exécutif algérien n'a aucunement pris position sur cette proposition, son inscription à l'ordre du jour n'est donc pas certaine, car c'est le gouvernement algérien qui en a la maîtrise exclusive», a souligné le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, devant l'Assemblée nationale.
C'est une initiative «particulièrement inquiétante», «incompréhensible» et «outrancière», s'est pour sa part exclamé le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Hubert Falco, également devant les députés. Lors d'un voyage en Algérie le 3 décembre 2007, Nicolas Sarkozy avait dénoncé le système colonial «profondément injuste», tout en refusant la repentance.

Leparisien.fr




Tayeb El Houri ou l’art de semer le doute dans la population algérienne. Pour quel intérét?

9022010

Tayeb El Houari : taisez-vous donc! vous m'exasperez!ou alors reveillez vous!

Quand une certaine presse se joint à une certain personnage insolite crée par le systéme  pour denigrer ,discréditer ,ensemble les orphelins de guerre.

 

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il est de notre devoir et de notre constitutionnel droit en méme temps d'apporter un éclairage sur la zone d'ombre créee sciemment par certains pseudo représentants de la famille révolutionnaire qui jouent le jeu d'une certaine politique de la promotion Lacoste.

le sieur El Houari qui se met à défoncer des portes ouvertes oublie avec le temps qu'il en a dejà défoncé et de bien plus énormes dans un passé pourtant très récent. Amnésie ou euphorie?

n'a il pas annoncé avec une arrogance mediatisée par l'ENTV d'autres journaux francophones algériens , que l'ONEC-organisation nationale des enfants de chouhadas- était sur le point de signer pas moins de 30 partenariats  avec des entreprises publiques ,pour une creation-fictive pour ceux qui ne croient pas au pére noél arabe- je dirai-pour intégrer  la famille révolutionnaire dans ces investissements qui auraient  obtenus le feu vert du gouvernement?Mais le silence de Si Ahmed me fait dire qu'il n'en est rien , connaissant le sérieux de cet homme trés sticte quand il s'agit de projets et d'utilisation des deniers publics.

le méme sieur revient en arrière pour se lancer les yeux fermés contre des moulins à vents en déclarant qu'il était très revolté aussi bien par l'attitude de l'Egypte que par celle des états unis. vous conterez , chers internautes, que pour Sil Elhouari, sauter d'un sujet à un autre , le rebute pas,puisqu' il est doté d'une energie inepuisable et d'une geometrie variable.

le même personnage  burlesque , continue de  faire proliférer d'autres idées aussi saugrenues d'anciennes en déclalarant en lieu et place des institutions compétentes la création de commissions pour débattre  de l'application de la loi sur le Moudjahid

Vous voyez donc de vous -mémes , sans pour cela avoir besoin de recourir  aux jumelles rapprochantes et grossissante pour zoomer l'obectif , revient en arrière sans se rendre compte pour nous éblouir  par la création  d'un fonds devant financer  des projets des ayants droits ,alors qu'il avait déjà auparavant annoncé  pas moins de 30 mega projets en partenariat avec le secteur public

toujours fidèle à lui  et son arrogance énergique ,il déclare que les enfants de chouhadas sont les élus et uniques héritiers du pays ., ce qui ne laisse aucune place ni au citoyen simple ni au héritiers des ” héritiers “,. Alors que dire des harragas?!!!!vous plaisantez? par son autoritarisme moyenâgeux,il agit comme si les enfants de chouhadas sont devenus par la volonté de Si El Houari , immortels , donc éternels

il veut , subitement dans sa logorhée , nous faire admettre  le contraire de ce qu'il  avait  declaré a la veille du 3° mandat présidentiel, que cette frange de population qu'il fait mine de défendre, malgré le fossé qui le sépare d'eux evalué à plus de 300 000 dinars /mois grâce à son infeodation au FLN ex parti unique.

il se sacre historien et politicien en méme temps - grâce à sa méconnaissance de l'histoire- sinon comment pourrait il débiter de telles inepties avec une vitesse  supersonique - en lançant à la face du monde entier que le projet de loi criminalisant la colonisation était l'émanation de la volonté de l'ONEC qu'il prétend représenter , mieux, commander, en exigeant que les colonisateurs et leurs collaborateurs soient punis , ignorant sans aucun doute que  certains d'entre eux ne sont plus de ce monde. et que cette prétendue indemnisation des victimes , ne peut etre acceptée par des hommes et femmes qui placent leur honneur au dessus des avantages pecuniers et matériels

il appelle les générations futures à prendre conscience pendant  que ce Napoléon des temps de paix , se donne l'allure d'un bourgeois , a l'abri du besoin , des problèmes matériels , et du traumatisme de la guerre .

continuant sur sa lancée , dans le donquichottisme qui combat les moulins à vents : il n'hésite pas à appeler ses pairs à aider les institutions a combattre la corruption qu'il qualifie de cancer , au même titre que certaines langues scientifiques internationales comme le franaçis et l'anglais. faut combattre la corruption ou a langue qui véhicule science?

Mais la question  à laquelle El Houari n'a toujours pas répondu : et si la DRS  demandait la destination qu'ont pris ses 30 projets mort-nés,que répondra t il? mensonge? qui veut on tromper? de qui vont on abuser au juste? sur qui veut on jeter l'anatheme ou qui veut on jeter à la vindicte populaire au moment ou des jeunes , moins jeunes et vieillards se suicident?de ces filles  et fils de chahids et moudjahidines  au chômage? sans dmicile, sans protection.?de ces cadres marginalisés qui ont quitté le pays , en quéte de considération , de respect et d'emploi?de ces harragas qui n'ont plus trouvé de salut que dans le bleu de la mer et du ciel pour se ivrer aux requins aquatiques?

de ces  fils de chahides expropries  de leurs biens  sans indemnisations? de ces fils de chahids qui veulent écrire leur memoires d'enfants de la guerre qui ne trouvent aucune assistance de ce machin d'ONEC,

JE crois personnellement que SI EL HOUARI a pris une piste savonneuse, et l'inconscience aidant,  il se prend déjà pour un ministre au pire et au meilleur  pour le future président de la republique

NB-pendant ce temps dans une commune  moyennageuse de la haute kabylie qui a sacrifié 1900 de ses meilleurs enfants pour que le peuple algérien recouvre sa liberté, une famille nombreuse de chahid  attend depuis plus de 30 ans l'indemnisation de ses terres expropriées- sans respect de la loi. peut etre que la loi sur le Moudjahid , s'elle venait à etre aplliquée , pourra regler enfin cette injustice-non colonialiste? Si El Houari  aura enfin compris qu'il y a des combats inutiles qu'il ne sert à rien de livrer, car Dieu aura toujours le dernier mot!!!!!!!

 

 
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le sexe : zigonet s’est donc trompé:le plus gros sexe et donc plus long du monde n’est pas français.

9022010

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Alerte info

Un soldat français tué en Afghanistan, le 40e depuis 2001

Monsieur «gros sexe» ne peut pas être ambassadeur à Riyad

Jeudi 4 février, 12h39

Slate Slate.fr

Bien qu'ayant servi depuis des années en tant que diplomate pakistanais, Akbar Zeb (ou Zib) n'a pas reçu l'aval pour être nommé ambassadeur du Pakistan en Arabie saoudite, selon des sources citées par le site de relations internationales Foreign Policy. Cela n'a rien à voir avec ses états de service, mais plutôt avec son nom, qui signifie en arabe «la plus grosse bite». Le site Salem News rapporte: Lire la suite l'article

Un diplomate de haut niveau pakistanais s'est vu refuser le poste d'ambassadeur en Arabie saoudite à cause de son nom, Akbar Zeb, qui signifie «la plus grosse bite» en arabe. Les responsables saoudiens, apparemment accablés par le nom, on mis leur veto.

Selon un article en langue arabe du Arab Times, le Pakistan a déjà proposé Akbar Zeb pour les postes d'ambassadeur aux Emirats Arabes Unis et au Bahreïn, mais la candidature s'est vue refusée pour la même raison. Si l'affaire ressemble à une blague des Monty Python [voir ci-dessous], le journal y voit des implications plus sérieuses: «On peut penser que le fait de proposer le nom de Zeb à des pays de langue arabe est une forme de punition de la part du ministère pakistanais des Affaires étrangères, ou le résultat d'une boulette particulièrement flagrante.»

Akbar Zeb est loin d'être un novice en politique. Ce diplomate de longue date a travaillé avec des pontes des gouvernements du monde entier et négocié sur les dossiers les plus importants. Il a récemment été haut commissaire du Pakistan au Canada, et a été avant cela ambassadeur du Pakistan en Afrique du Sud, à Washington de 1983 à 1987 et à Delhi de 1994 à 2000.

En France, Akbar Zeb pourrait saisir la Halde pour la discrimination dont il est victime. En effet, parmi les 18 critères de discrimination interdits par la loi figure le patronyme. Le site de la Halde précise également: «Il existe plusieurs formes de discrimination. Elles peuvent se manifester dans différents domaines visés par la loi: l'emploi, l'éducation, le logement, le service public et l'accès aux b… Lire la suite sur Slate.fr




violence contre les femmes immigrées

9022010

Alerte info

Un soldat français tué en Afghanistan, le 40e depuis 2001

Violences: la double peine des femmes étrangères

il y a 36 min

L'Express LEXPRESS.fr

Quel recours les femmes ont-elles contre la violence quand elles sont sans papiers? La Cimade retrace leurs difficultés. Lire la suite l'article

Beauty, une nigériane venue en France en 2003 pour avoir une vie meilleure, s'est vite retrouvée sur le trottoir pour rembouser les 60.000 euros qu'elle devait à celle qui lui a fait traverser la Méditerranée. En 2006, elle porte plainte contre sa “mama”. Au pays, sa mère se fera assassiner en représailles. Aissetou, mariée à un Malien en situation régulière a voulu divorcer quand elle a appris que son conjoint était polygame. Elle s'est retrouvée dans un hôtel social, à faire des tresses pour nourrir ses enfants. Fadila, qui a suivi son mari en France a été battue puis abandonnée avec ses enfants quand ce dernier est retourné vivre au Maroc. Malgré plusieurs demandes de titres de séjour, elle n'a pas obtenu le droit d'asile et est morte de maladie quelques mois plus tard. Sans documents de circulation, ses enfants restés en France n'ont pu assister à l'enterrement de leur mère, rapatriée au Maroc.

Depuis 2004, la Cimade a accueilli dans ses locaux plus de 1800 femmes subissant mariage forcé, crime d'honneur ou esclavage moderne. Un chiffre qui ne comprend évidemment pas la totalité des victimes, puisque beaucoup n'osent pas témoigner de leurs souffrances. Devant leur détresse, l'association d'aide aux migrants a dû créer une cellule spécialement dédiée à ces femmes sans-papiers de tous les milieux sociaux. Aujourd'hui, elle va aller plus loin avec une campagne de sensibilisation.

“Se taire et subir”

“Quant on est victime de violences, il faut le prouver si l'on veut être protégé, explique Violaine Husson de la Cimade. Pour cela, il faut porter plainte.” Comment faire alors quand on est sans papiers? Porter plainte est un droit en France. Quel que soit son statut administratif, que l'on soit français ou étranger, avec ou sans papiers. Mais la réalité est parfois bien différente comme l'explique Violaine. “Il arrive qu'une femme se ren… Lire la suite sur LEXPRESS.fr




Justice algérienne :des affaires qui devraient etre jugées s’elles ne concernaient des hauts cadres de l’Etat?!!!!!

9022010

Réponse du Dr Abdelhamid Brahimi

 

à Khaled Nezzar

Est-ce que Mr Khaled Nezzar est frappé d’amnésie ou est-il de mauvaise foi ?

Mr Kaled Nezzar m’accuse de tous les maux et prétend que j’ai ruiné l’Algérie au cours des années 1980 en tant que ministre du Plan puis en tant que Premier Ministre.
Son intervention au forum de « Chourouk el Youmi » est pleine d’insultes, de mensonges et d’amalgame en inversant les rôles et en falsifiant la réalité.
Mon propos, aujourd’hui, ne consiste pas à le suivre dans son style trop bas et vulgaire. En effet, je me refuse de l’attaquer sur le plan personnel en évoquant des faits et actes au-dessous de la ceinture. Il s’agit pour moi de me situer plutôt sur le plan politique. Car, c’est sur ce plan que se situe mon interview accordée à la télévision al-Jazeera, dans son programme «Ziarah Khassah», à laquelle Mr Khaled Nezzar a réagi au cours de ce forum.
Cette interview, diffusée par al-Jazeera, se présente comme une contribution modeste pour permettre aux Algériens de disposer d’éléments objectifs pour lever le voile sur la confusion et l’amalgame entretenus par la mouvance « Hizb França » depuis les événements tragiques d’octobre 1988. Notre approche part d’un triple constat :

la volonté politique de cette mouvance d’imposer le modèle occidental au peuple algérien, notamment en renforçant l’influence française multiforme en Algérie ;

  1. les tentatives de mettre en oeuvre une politique économique libérale au détriment des intérêts supérieurs de l’Algérie ;
  2. l’hostilité à l’égard de l’Islam,  du monde arabe et à l’égard de la construction du Maghreb. Dans ce cadre trois exemples concernant Mr Nezzar suffisent :

1- L’hostilité à l’égard de l’Islam est masquée par des déclarations stéréotyppées telles que « je suis musulman, je fais la prière, je pratique le jeûne etc. ». Rappelons que l’Islam est un tout et ne saurait se limiter à certains de ses aspects en reniant le reste. L’Islam offre précisément un ensemle de principes et un système de valeurs qui permettent de dégager, en dehors de la violence et du verbiage creux, des solutions adaptées dans la voie du savoir, du progrès, du développement, de la solidarité et de la paix. Ce que « Hizb França » rejette précisément.
2- S’agissant du Maghreb, il suffit de rappeler la déclaration de Mr Nezzar à « El Watan » en 2002, lorsqu’il a été interrrogé sur l’ancien Président Chadli, il a affirmé que « je ne pardonnerai jamais au Président Chadli d’avoir signé le traité portant création de « l’Union du Maghreb Arabe » en 1989. »
3- Concernant le monde arabe, il ne suffit pas de dire qu’il a été en Egypte après l’agression d’Israel, parce qu’en fait il a été envoyé par le Président Boumediene, qui avait alors publiquement déclaré la guerre à Israel.
Par ailleurs, en mars 2002, Mr Nezzar traite publiquement l’ancien Président Ali Kafi d’intégriste et d’agent des services égyptiens. Il l’a fait en bon éléve dans les mêmes termes que ses aînés, les dirigeants français qui traitaient certains dirigeants de la Révolution algérienne d’agents égyptiens durant la guerre de libération.

A cet égard, cette mouvance pratique la politique polititienne fondée sur la désinformation, la déformation des faits, la provocation et le mépris. A cela s’ajoutent l’hostilité, la suspicion et la méfiance à l’égard des intellectuels honnêtes et intégres .
Notre approche consiste donc à contribuer précisémént à entreprendre un travail de clarification pour permettre notamment aux jeunes Algériens de prendre conscience des vraies dimensions de la crise dramatique qui secoue notre pays.
C’est pourquoi, avant de répondre aux insultes de Mr Nezzar, il importe de donner une idée globale sur les résultats des  politiques de développement mises en oeuvre au cours des décennies 1970, 1980 et 1990.

Rappelons à cet égard quelques faits essentiels enregistrés au cours des trois décennies 1970 (sous le Président Boumediene), 1980 et 1990 (lorsque les ex-officiers de l’armée française ont accédé au sommet de l’Etat algérien).

        I – La stratégie de développement mise en oeuvre au cours de la décennie 1970 a été fondée sur la priorité absolue du secteur industriel.

Le secteur industriel, considéré comme le moteur du développement, a bénéficié de 60% de l’ensemle des investissements en Algérie entre 1967 et 1978. Pourtant, la plupart des sociétés nationales industrielles étaient asphyxieés et frappées de paralysie en 1978.

  1. Au lieu de dégager des bénéfices pour contribuer au développement comme devrait être leur rôle, ces sociétés nationales faisaient appel pour la plupart à des ressources budgétaires de l’Etat pour combler leur déficit chaque année.
  2. Sur le plan du commerce extérieur, non seulement les sociétés nationales étaient incapables d’exporter leurs produits hors hydraucarbures, comme elles étaient censées le faire, mais au contraire elles importaient les produits qu’elles étaient supposées produire pour répondre aux besoins de consommation interne.
  3. La dette intérieure et extérieure (c’est-à-dire en dinars et en devises) de ces socétés nationales avaient atteint 179 milliards de dinars en 1978, soit près de 40 milliards de dollars, représentant le double de la production intérieure brute de la même année.
  4. En 1978, les sociétés nationales industrielles tournaient en moyenne à 40% de leur capacité installée. Ce taux d’utilisation est montée à 80% entre 1980 et 1985 pour descendre dramatiquement par la suite au-dessous de 20% entre 1996 et 1999.
  5. Ces sociétés nationales étaient connues pour le recours excessif à l’assistance technique étrangère. En effet, entre 1973 et 1978, il a été signé 4.912 contrats d’assistance technique  (bureaux d’études et sociétés d’engineering) dans le secteur industriel pour un montant de 79,4 milliards de dinars, soit 18 milliards de dollars représentant 90% de l’ensemble de l’assistance technique étrangère en Algérie.

 Ainsi, au lieu d’être le moteur du développement, le secteur industriel était devenu plutôt une charge pour l’Algérie. Il convient de rappeler, par ailleurs, que cette approche s’est accompagnée par la négligence des secteurs de l’agriculture, des travaux publics avec l’aggravtion de la crise du logement ainsi que des secteurs sociaux. Concernant le seul secteur de l’agriculture, cela a abouti à l’importation massive des produits alimentaires essentiels tels que, par exemple, la pomme de terre et la tomate ainsi que la viande rouge, le poulet et les oeufs.

II – Résultats des politiques de développement :l’évolution des principaux paramétres socio-économiques (1970 – 2000)

Evolution de la Production Intérieure Brute (P.I.B.) 

La P.I.B. est passée de 86,7 milliards de dinars, soit 19,3 milliards de dollars en 1978 à 248,4 milliards de dinars, soit 55,2 milliards de dollars en 1985. La P.I.B. a presque triplé en 6 ans. La PIB a atteint 261,8 milliards de dinars, soit 55,8 milliards de dollars en 1989 pour chuter à 41 milliards de dollars en 1998.
La PIB par tête d’habitant est passée de 360 dollars en 1970 à 850 dollars en 1975. Elle a atteint 2 560 dollars en 1985 et 2 270 dollars en 1989. Ensuite, la PIB par tête d’habitant a baissé à 1 200 dollars en 1995 et à 1 376 dollars en 1998, soit 54% de son niveau en 1985.

Le chômage

Entre 1979 et 1988, 1.030.000 emplois ont été créés. Le chômage est passé de 1.141.276 en 1988 avec un taux de 20% à plus de 3.000.000 en 1998 avec un taux de de 34%. Le nombre de chômeurs a presque triplé en 10 ans, période au cours de laquelle les ex-officiers de l’armée française ont accédé au pouvoir.

La balance commerciale

La bance commerciale des biens et services de l’Algérie a été déficitaire de 53,24 milliards de dinars, soit 12 milliards de dollars entre 1967 et 1978.
Par contre, la balance commerciale des biens et services a été excédentaire entre 1979 et 1988 en dégageant un  excédent de 73,35 milliards de dinars, soit 16,3 milliards de dollars au cours de cette période.

La dette extérieure

La dette extérieure de l’Algérie était de 19,4 milliards de dollars en 1979, représentant 100% de la Production Intéreure Brute (PIB). Grace à des mesures d’assainissement économiques prises par le gouvernement, cette dette a été réduite à 12,7 milliards de dollars en 1984 soit 25% de la PIB, pour remonter à 21 millirds de dollars en 1989, soit 37,6% de la PIB. La dette extérieure est ensuite passée à 26 milliards de dollars en 1991 et à 40 milliards de dollars en 1998, si l’on inclut la dette militaire.

 5) L’habitat Entre 1967 et 1978, seulement 379 000 logements ont réalisés, soit 31 000 logements en moyenne par an.
Par contre, 434 000 logements ont réalisés entre 1980 et 1984, soit près de 87 000 logements par an en moyenne avec plus de 117 000 logements pour la seule année 1983. Autrement dit, en 5 ans il a été réalisé plus qu’en 12 ans. Tout le monde sait que l’activité du secteur du bâtiment et de la construction a considérablement baissé au cours de la décennie 1990, avec l’arrivée au pouvoir des ex-officiers de l’armée française, puisque l’on enregistre la réalisation de 40 000 logements seulement par an, rendant la crise du logement explosive.

             6) Crise sociale
La crise sociale s’est aggravée depuis 1990 par le dysfonctionnement de l’économie et a non seulement pénalisé les titulaires de bas revenus, mais a fini par laminer la classe moyenne.
D’autre part, l’aggravation des tensions sociales alimentée en  particulier par l’iflation (qui a atteint 45% en 1994, niveau jamais atteint depuis l’indépendance), le chômage, la répartition inégale des revenus et des richesses, a exaspéré les tensions sociales .
La classe moyenne, fort importante jusqu’en 1986 et garante de la cohésion et de la paix sociales a commencé à s’éroder depuis 1992 pour s’évanouir à partir de 1995-1996.
D’ailleurs, des sources officielles algériennes reconnaissent que la pauvreté absolue frappe plus de 14 millions d’Algériens en 1999 et s’est aggravée depuis.

Crise morale

La corruption, les détournements de fonds publics, les gains illicites, la bureaucratie (elle-meme génératrice de la corruption), des priviléges et des faveurs défiant la loi et la justice, l’accumulation des richesses par une minorité, non par l’effort mais par toutes sortes de combines et de procédés illicites ainsi que l’impunité ont contribué à affaiblir la cohésion sociale et à accroitre l’hostilité à l’égard des autorités qu’ils tiennent pour responsables de l’aggravation de leurs conditions économiques et sociales. L’ensemble de ces facteurs expliquent la crise de confiance entre gouvernants et gouvernés.
S’agissant de la corrution, Mr Nezzar déclare que celle-ci estimée par mes soins à 26 milliards de dollars en 1990 n’est pas du tout fondée et va jusqu’à nier l’existence de la corruption en Algérie. Pourtant, aujourd’hui, tout le monde reconnait l’ampleur de ce cancer. D’ailleurs, en 1996, le ministre de l’industrie avait estimée publiquement la corruption à 2 milliards de dollars par an. Il a été aussitot relevé de ses fonctions.
Par ailleurs, la presse algérienne va jusqu’à avancer le chiffre de 36 milliards de dollars en 1999 et évoque même l’éventualité d’une amnistie fiscale alors en préparation à la Présidence de la République pour le blachissement en Algérie des fonds ainsi détournés.

Crise politique

La crise politique a certes ses origines dans la nature même du régime. Mais, cette crise politique a été aggravée par le coup d’état de janvier 1992 avec l’annulation des élections législatives, l’établissement de l’état d’urgence, le renforcement des mesures de répression (définies par le décret du 30 septembre 1992, copie aggravée du décret français du 14 août 1941 pris par le gouvernement de Vichy) ainsi que la violation de la Constitution et des droits de l’homme : arrestations arbitraires massives, enlévements, exécutions extra-judiciares, torture, etc.

 III – Des attaques personnelles haineuses fondées sur des mensonges

Les faits, rappelés ci-dessus, montrent à l’évidence que la situation économique et sociale au cours de la décennie 1980, contrairament à ce que prétend Mr Nezzar, est loin d’être pire que celle des décennies 1970 et 1990 après l’accession au pouvoir des ex-officiers de l’armée française.
S’agissant des événements d’octobre 1988, il existe suffisamment de preuves qui témoignent de l’implication de certains déserteurs de l’armée française, alors au sommet de l’Etat, notamment Larbi Belkheir et Khaled Nezzar, dans l’organisation et la supervision de ces émeutes. Ils ont organisé ces émeutes pour ensuite suggérer au Chef de l’Etat de profonds changements dans les hautes fonctions de l’Etat et du parti unique FLN ainsi que dans les orientations de la politique intérieure et extérieure de l’Algérie. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. J’ai fait état de ces preuves, dans le détail, dans mon ouvrage « Aux origines de la tragédie algérienne, 1958 – 2000) », paru en français et en arabe, comme j’ai rappelé cela dans l’interview accordée à Al-djazair News à leur demande le 4 octobre 2009.

Concernant les mensonges de Mr Nezzar sur mon rôle dans l’ALN, il suffit de rappeler les faits suivants.
C’est à Constantine, où j’exerçais comme maître d’internat au lycée franco-musulman, que j’ai adhéré en 1955, à l’âge de 19 ans, au FLN sous la direction du frère si Mostafa Boughaba , encore en vie. En 1956, je rejoins l’ALN dans la wilaya 2 où j’ai côtoyé le frère dirigeant Lakhdar Bentobbal et où j’avais fait la connaissace des dirigeants historiques défunts comme Zighoud Youcef, Salah Boubnider (connu sous le nom de Sawt el Arab) et de Ali Kafi, toujours en vie. En 1957, j’étais aux frontières algéro-tunisiennes en compagnie du frère Yazid Benyezzar pour procéder à l’acheminement de l’armement et des munitions vers la wilya 2. De là, j’ai été envoyé par le frère colonel Ouamrane à l’Ecole Militaire de Syrie à Homs et non pas à Alep comme le prétend Mr Nezzar. Nous étions uniquement 5 Algériens à avoir fréquenté cette Ecole Militaire qui formait des officiers d’active sur la base du programme de Saint Cyr. J’y étais en compagnie des frères (par ordre alphabétique) Hocine Benmallem, Abderrezzak Bouhara, Kamal Ouarsti et Larbi Si Lahcène. En 1959, après notre sortie de l’Ecole Militaire, nous avons rencontré au Caire le frère Krim Belkacem, alors ministre de la Guerre. Il nous a demandé de rejoindre l’Ecole des cadres, située dans la région du Kef en Tunisie, comme instructeurs. Le frère Bouhara et moi-même avions insisté pour rejoindre les unités de combat et de rentrer à l’intérieur. Il nous a répondu qu’il était d’accord, mais que nous devions d’abord aller à l’Ecole des cadre pour une période de 3 à 4 mois. Nous avons accepté ce deal. Au cours de l’été 1959, j’ai rencontré aux frontières le frère Ali Kafi qui venait de l’intérieur pour se rendre à Tunis pour participer à la réunion historique des 10 colonels qui avait duré plus de 3 mois, en préparation de la réunion du Conseil de la Révolution qui s’est tenue par la suite à Tripoli. Il m’a demandé de l’accompagner à Tunis pour l’assister dans la traduction des documents rédigés en français. J’ai accepté. Cela m’a permis d’apprendre beaucoup de choses inédites et ceci a contribué à m’éclairer sur les aspects cachés de la crise que couvait la Révolution et à améliorer ainsi ma formation politique. Après la réunion des colonels, je reviens aux frontières, où je tentais avec le frère Yazid Benyezzar de franchir les lignes électrifiées Challe et Morice. Après plusieurs tentatives, le frère Yazid est tombé au champ d’honneur, alors que je n’étais pas loin de lui. Je poursuivais mes tentatives de rentrer à l’intérieur en compagnie du frère Mohammed Atailia, jusqu’au jour où au cours d’une tournée de reconnaissance en plein jour, nous avons été repérés et attaqués par l’aviation et l’artillerie françaises. Le frère Atailia réussit à abbattre un avion de reconnaissance avec son fusil Mass 49 . Les combats deviennent plus violents et c’est ainsi que le frère Atailia a été gravement blessé au bras, un autre djoundi est tombé au champ d’honneur, un autre a eu la jambe coupée, deux autres djounouds furent légèrement blessés. Nous avons réussis à les évacuer à dos de mulet jusqu’au PC de la Zône Nord où le frère Abderrahmane Bensalem mit à notre disposition une Land Rover pour l’hopital à Ghardimaou puis à Béja.

En janvier 1960, le frère Boumediene, fraîchement nommé chef d’état major général me convoque à Ghardimaou et m’interdit de tenter désormais de traverser les lignes électrifiées, m’informe de sa stratégie et me propose de l’assister dans la formation de nouveaux bataillons avec le concours de 3 autres ex-officiers de l’armée française :le capitaine Zerguini, le capitaine Boutella et le lieutenant Slimane Hoffman. A la fin de cette mission, le colonel Boumediene me confie le commandement de la 7ème CLZN et désigne Khaled Nezzar à la tête de la 3ème CLZN. J’étais ainsi sur la ligne du front et je crois avoir dignement rempli mon devoir dans les différentes attaques que nous menions contre les troupes coloniales françaises jusqu’à l’indépendance « oul Hamdou li Allah ». Et Khaled Nezzar le sait bien, puisque nos unités respectives intervenaient dans la même zône.
Les attaques personnelles haineuses et indignes de Khaled Nezzar sont sans fondement et ce ne sont pas les témoins patriotes et sincères qui manquent pour confirmer ce que je dis.

Force est de constater que depuis 1992, la violence est devenue une politique délibérée du régime semant la haine, la discorde et la terreur parmi les fils d’un même peuple, peuple épris de dignité, de liberté et de justice sociale. C’est dans cette optique que se situe l’intervention médiatique de Mr Nezzar selon laquelle il se présente comme le porte-parole et le défenseur des ex-officiers de l’armée française.

En conclusion, ni les scoops, ni les mensonges , ni la désinformation, ni l’amalgame, ni les discours brumeux, ni le monologue ne sauraient sortir l’Algérie de la situation dramatique actuelle.
Bien au contraire, comme en témoignent les faits quotidiens, la misère, le chômage, le désespoir rongent les jeunes Algériens (les jeunes âgés de moins de 29 ans représentent plus de 73% de la population algérienne). C’est ce qui explique les tentatives d’évasion des jeunes vers l’extérieur par route ou par mer, appelés « harraga ».

L’Algérie est devenue semblable à une marmite en pleine ébullition, prête à exploser, comme en témoignent les émeutes fréquentes dans les quatre coins du pays, du Nord au Sud et d’Est en Ouest.
Seul un dialogue national global et sincère et le retour à la souveraineté populaire dans la transparence et dans la démocratie sans fraude, ni falsification des faits et des réalités, sont en mesure de sortir l’Algérie de la crise multidimensionnelle actuelle.
Il est temps que la raison et la sagesse prévalent sur la violence, l’arrogance, la haine et la discorde. 

Abdelhamid Brahimi

Le 26 octobre 2009

 




Le général Khaled Nezzar,Brahimi, Belkhadem,Hamrouche:des propos à justifier.

9022010
 

KHALED NEZZAR RÉPLIQUANT À ABDELHAMID BRAHIMI

Et Hamrouche récolte des points

Le Soir d'Algérie, 20 octobre 2009

Presque du tac au tac. Le général à la retraite et ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, n’a laissé défiler qu’un petit chapelet de jours avant de signer sa réplique aux propos peu amènes tenus à son encontre sur Al Jazeera par le Premier ministre sous Chadli Bendjedid, Abdelhamid Brahimi, dit «Abdelhamid la science». Nezzar, réagissant, ne se suffit pas du coup de sommation ; il aligne, en polémiste aguérri, une lourde artillerie. Par ricochet, Mouloud Hamrouche récolte un bon point.
Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - L’ancien Premier ministre, que d’aucuns avaient voué aux gémonies pour avoir hypothéqué l’or algérien, s’en est trouvé réhabilité. Nezzar, qui n’a pas forcément d’atomes crochus avec Hamrouche, lui a trouvé des circonstances atténuantes. Il en est venu à citer la contrainte qu’a rencontrée Hamrouche des suites de la gestion de Brahimi. Et, pour catapulter ses boulets, le général à la retraite se sert de la tribune que le journal Echourouk lui a offert en lui ouvrant son forum. Coup sur coup, Khaled Nezzar, cité par Abdelhamid Brahimi comme faisant partie des officiers déserteurs de l’armée française (DAF) qui n’étaient pas en odeur de sainteté avec le président Houari Boumediene, a entrepris non seulement de démentir les accusations portées à son encontre et au corps auquel il a appartenu, l’armée, mais aussi d’en démolir l’auteur. L’ancien ministre de la Défense a accusé Abdelhamid Brahimi d’avoir été à l’origine des événements d’Octobre 1988, en ce sens que c’était sa politique désastreuse, en tant que ministre de la Planification d’abord et Premier ministre ensuite, qui les ont provoqués. Selon Nezzar, Abdelhamid Brahimi a dilapidé 14 milliards de dollars que le président Boumediene avait, à sa mort, laissés en réserve dans les caisses de l’Etat. Ce qui, révèle- t-il encore, avait contraint Mouloud Hamrouche à hypothéquer l’or algérien. Au passage, le général à la retraite a infirmé la fameuse accusation lancée par Brahimi qui s’est voudrait que pas moins de 26 milliards de dollars avaient été détournés. S’attardant sur le parcours de Abdelhamid Brahimi, Nezzar nous apprend que ce dernier a toujours évolué sous l’aile protectrice de Ali Mendjeli. C’est, selon Nezzar, Ali Mendjeli qui lui a tendu l’échelle via laquelle il se hissera aux hautes charges de l’Etat. «Abdelhamid Brahimi n’a rejoint la révolution qu’en 1959, venant d’Alep, en Syrie, où il étudiait dans une académie militaire. Il devait rejoindre une compagnie combattante, mais il a choisi de rester auprès du chef de l’état major, Ali Mendjeli, qui lui a confié de distribuer le courrier.» Le général à la retraite a, sur un autre chapitre, nié que le défunt président Houari Boumediene eut été empoisonné à l’instigation de l’armée, notamment des DAF, comme a accusé Brahimi. Selon Nezzar, le président Boumediene est décédé des suites d’une leucémie. Il a affirmé avoir appris que les membres du Conseil de la révolution, qui seuls avaient accès au dossier médical, parlaient d’un cancer de sang. Nezzar a invité les membres encore de ce monde du conseil à attester de leur vérité pour que cessent toutes suspicions à propos des causes de la mort de Boumediene. Accusé, par ailleurs, par Brahimi de ne pas avoir la fibre nationaliste arabe, le général à la retraite y a répondu par rappeler sa participation à la guerre d’Octobre au Moyen-Orient contre Israël. Il a révélé aussi qu’il était, lui, fermement opposé à l’envoi des troupes et des observateurs en Irak lors de la seconde guerre du Golf. Ce qui, a-t-il dit, a énormément déplu à l’Arabie saoudite au point, a-t-il rapporté, que cette dernière a refusé de recevoir le président Chadli Bendjedid. Abordant l’épineuse question de l’arrêt du processus électoral en 1992, Khaled Nezzar ne s’est point déjugé. Il a considéré que cette interruption n’était pas un choix, mais une nécessité impérieuse. Nezzar a avoué également que les dirigeants de l’ex-Fis dissous n’avaient plus de contrôle sur leurs troupes de militants qui, pour beaucoup, avaient déjà pris les armes. Il a affirmé avoir contacté Belkhadem qu’il avait chargé de prendre attache avec Abassi Madani pour gérer la situation au niveau de la place du 1er-Mai. Selon Nezzar, Abassi Madani avait fini par rappeler Belkhadem pour lui dire qu’il n’avait aucune emprise sur les djezzaristes descendus de la mosquée Kaboul à Belouizdad. S’agissant de sa fameuse fuite de nuit à Paris, suite à une plainte déposée à son encontre, Nezzar a indiqué que s’il a regagné le pays de nuit à bord d’un avion spécial, c’est uniquement pour éviter de créer un problème entre l’Algérie et la France dont les relations n’étaient pas au mieux à cette époque. Il a cité une convention bilatérale signée entre les deux pays et qui rend caduque toute plainte contre quiconque si elle n’a pas été déjà déposée dans son pays d’origine. Autrement dit, une plainte contre lui déposée en France est, conformément à la convention citée, irrecevable. Nezzar a rappelé qu’il s’est bien rendu en France par la suite dans le cadre du procès contre Souadia. Enfin, Nezzar a réfuté que l’armée eut été impliquée dans l’assassinat du président Boudiaf.
S. A. I.




Alban Liechti : “chronique de six ans de guerre d’Algerie”un temoignage poignant sur le refus de la guerre… d’Algerie. Une nouvelle pierre à l’edifice de l’Histoire franco-algérienne.

9022010

Témoignage d’Alban Liechti

« Chroniques de six ans de guerre d’Algérie » ou Refus

Je souhaite que ce livre intéresse tous ceux qui ont vécu cette guerre de décolonisation et d’indépendance de l’Algérie et qui s’en souviennent aujourd’hui. Mais mon livre doit pouvoir aussi intéresser tous les jeunes qui sont avides de connaître l’histoire de leurs parents et grands- parents.

Pendant cette guerre nous avons préservé par notre action l’amitié entre Algériens et Français », écrit Alban Liechti à l’adresse d’El Watan, expliquant l’intérêt de la publication de son livre témoignage, Le Refus, édité en juillet 2005 par Le Temps des cerises. Né en 1935, en région parisienne, de parents communistes, lui-même prend sa carte d’adhérent au PCF à l’âge de 15 ans, Alban Liechti a été le premier appelé à refuser de faire la guerre en Algérie. « Alban Liechti a refusé de porter les armes contre des hommes. Alban Liechti a refusé de porter les armes contre des Algériens. C’est tout sauf un geste spontané qu’il a accompli », note dans l’avant-propos du livre l’historien spécialiste de la question coloniale, Alain Ruscio. Pour sa part, Julien Lauprêtre, président de l’association Le Secours populaire français qui vient de fêter ses 60 ans d’existence, qui a signé la préface, relève que « Sous l’uniforme, il (Alban Liechti, ndlr) ne refusait pas de défendre son pays, mais il ne s’agissait pas de cela ; il ne voulait pas combattre en Algérie ». Le Secours populaire mena campagne pour lui. « Tout n’a pas été dit sur la Guerre d’Algérie, mais nous ne regrettons rien. Nous avons été du côté des gens de cœur, plutôt que de celui des tortionnaires et auteurs de multiples crimes et sévices », ajoute Julien Lauprêtre. Alban Liechti a refusé d’aller en Algérie deux fois, une première fois en 1956. Il est appelé sous les drapeaux le 5 mars 1956. Le 1er juillet, il obtient la signature de 30 soldats, au bas d’une lettre à Guy Mollet, dénonçant la guerre. Le lendemain, il écrit au président de la République, René Coty : « Dans cette guerre, ce sont les Algériens qui défendent leurs femmes, leurs enfants, leur patrie, ce sont les Algériens qui combattent pour la paix et la justice. » « C’est pourquoi, ajoute-t-il, je ne peux pas prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance. » Transféré et emprisonné à Tizi Ouzou, puis à Fort National, Alban Liechti devait être jugé le 19 novembre1956. A sa sortie de prison, sa peine purgée, en septembre 1958, il est affecté à une prison de Barcelonnette. En mars 1959, il est à nouveau affecté en Algérie. Il est condamné une deuxième fois à 2 ans de prison (tribunal militaire d’Alger, 26 mai 1959). L’expérience de la prison est douloureuse. « La Maison centrale de Berrouaghia, qui comme celles qui peuvent lui ressembler, n’auraient jamais dû exister. C’est sans aucun doute mon plus mauvais souvenir de prison. Je pense que c’était l’un des plus durs régimes existant dans les prisons françaises en 1957, et qu’il pouvait être comparé au bagne de Cayenne ou aux camps allemands sous le régime nazi », se souvient Alban Liechti. « Ce deuxième geste sera mieux compris de ses camarades communistes. Dès 1957, le temps des illusions d’un nouveau Front populaire est bien passé. Il n’y a vraiment rien à espérer du côté des dirigeants de la SFIO », souligne l’historien Alain Ruscio. Entre temps les refus de partir s’étaient multipliés…la plupart provenant de communistes. « Sans devenir un mouvement de masse capable d’inverser le cours de la guerre, le refus n’était plus désormais marginal », ajoute Alain Ruscio. Et de préciser : « D’une façon générale, les dirigeants communistes pas très à l’aise avec les comportements des soldats du refus, vite, trop vite, assimilés à des actes individuels, voire individualistes non susceptibles de créer des mouvements de masse. Par-dessus tout, ils craignaient une assimilation dans l’opinion, entre refus, insoumission et, le pire pour la culture communiste, désertion. » Le 14 mars 1961, Alban Liechti est finalement extrait du pénitencier agricole de Casabianda, à Aléria, en Corse. Dès le 17, il apprend son renvoi en Algérie. Il accepte son affectation, mais refusera de porter d’arme chargée. Alban Liechti s’en explique : « Partout où je me trouverai, je serai un témoin vigilant vis-à-vis des humiliations, exactions, et tortures exercées contre des prisonniers ou la population algérienne. Je ferai mon possible dans les opérations militaires pour éviter les victimes de part et d’autre. J’essaierai de parler beaucoup avec tous les soldats appelés. J’expliquerai le plus possible mon histoire en essayant de faire évoluer et agir des soldats, qui ignorent de moins en moins les origines, les enjeux et les conséquences dramatiques pour tous, de cette ignoble guerre coloniale. » Alban Liechti est libéré de ses obligations militaires le 8 mars 1962. Il a 27 ans. Il aura passé 6 ans dans l’armée, dont 4 en prison. Aujourd’hui, à 70 ans, il livre enfin son témoignage sous forme de réponses aux questions de ses enfants. « Dès le début, j’approuvais le combat du Front de libération nationale, le FLN, et je me rendais compte que c’était une guerre d’indépendance de tout un peuple. Ma conviction était établie, je devais refuser de faire cette guerre pour ne pas me retrouver de la répression, à commettre des crimes ou des exactions dans une armée d’occupation, dans un pays qui n’était pas le mien. » « … Moi, je souhaitais faire réfléchir. C’est pourquoi j’ai choisi d’adresser une lettre au président de la République qui devait permettre que ma démarche soit connue, afin qu’elle suscite après celle des rappelés de 1955, d’autres actions, collectives ou individuelles, et qu’elle aide à la lutte des Français contre la guerre coloniale. Je savais ma décision lourde des risques qu’elle pouvait entraîner : sanctions, humiliations, punitions, et …combien d’années de prison ? Mais je me sentais assez fort pour tout supporter. » Alban Liechti est un des douze grands témoins qui demandaient, dans un appel publié le 31 octobre 2000 par le journal l’Humanité, au président Chirac et au Premier ministre, Lionel Jospin, de « promouvoir une démarche de vérité » sur la torture en Algérie. Plus de vingt mille signataires ont appuyé cet appel solennel.

idées

 

L’indomptable Alban Liechti

 

Témoignage. Le militant communiste, condamné pour avoir refusé de porter les armes contre le peuple algérien, raconte un épisode du combat anticolonial.

 

Le Refus, d’Alban Liechti,

Le Temps des Cerises, 2005. 262 pages, 20 euros

En juin 1956, le soldat Alban Liechti (*) fait signer par trente et un de ses camarades appelés en Algérie une lettre au président Guy Mollet. Elle lui rappelle ses propos de « parvenir dans les plus brefs délais au cessez-le-feu » dans une guerre qu’il avait qualifiée « d’imbécile et sans issue ». Le 2 juillet, il s’adresse au président de la République, René Coty, cite la Constitution qui stipule que la France n’emploiera pas ses forces contre la liberté d’aucun peuple, et annonce : « Je ne peux prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance. »

Militant anticolonialiste inlassable, cosignataire récemment de l’Appel des Douze, l’auteur a voulu par ce livre répondre aux interrogations de ses enfants. Il y raconte le cheminement de pensée qui gouverna ses choix : « J’ai eu une chance très grande d’avoir des parents communistes, humanistes, antiracistes […]. Ils m’ont appris à réfléchir, à analyser, à toujours se méfier des premières impressions, à ne jamais regarder les choses ou les gens superficiellement… » C’est ce regard qu’il porte sur une Algérie que beaucoup considèrent à l’époque comme trois départements français. Alban est choqué par la vue des petits cireurs de chaussures dans les rues d’Alger, pieds nus, en guenilles. « J’ai pensé : oui, c’est bien un peuple colonisé. » Il refuse le fusil qu’on lui tend. Et plonge l’armée dans le désarroi. Il reste inflexible aux pressions : ce sera le tribunal militaire. Il espère se faire entendre. On lui coupe la parole. Tout juste écoute-t-on la plaidoirie de Me Amblard, avocat du Secours populaire. Au bout de cinq minutes de délibérations le voilà condamné à deux ans d’emprisonnement. Qu’il va faire de prison en prison, en France et en Algérie, soutenu par ses parents, sa mère admirable combattante pour la paix, et par la correspondance amicale avec Yolande devenant vite très tendre.

Les deux ans achevés, Alban maintient son refus. La guerre d’Algérie a abattu la IVe République. De Gaulle est au pouvoir. Alban lui écrit le 3 mars 1959. Le 26 mai, il est traduit devant le tribunal militaire d’Alger, défendu par Me Amblard et Me Thorp, bâtonnier du barreau de Paris. Des centaines de pétitions et des dizaines de télégrammes sont parvenus au tribunal. Mais il est de nouveau condamné à deux ans de prison pour refus d’obéissance : la sanction n’a été décidée qu’à une courte majorité. L’indomptable Alban va effectuer sa peine, puis encore la fin de son service militaire. Sa correspondance avec Yolande révèle un couple ferme dans l’adversité, échangeant des propos sur le bonheur, l’avenir de l’humanité. Le lecteur partage leur mariage, la naissance des enfants, la vie qui reprend.

Dans un avant-propos, l’historien Alain Ruscio aborde la question du flottement des positions du Parti communiste. Dans un premier temps, l’Humanité ne publie pas la lettre à René Coty mais informe sur le procès et la condamnation. Ruscio invoque « un retard certain » à soutenir Liechti et à encourager de tels actes. Il y eut un flottement, c’est indéniable. Le Parti communiste s’efforçait de développer un courant d’opinion contre la guerre et s’adressait clandestinement aux soldats eux-mêmes.

Alban Liechti réagit dans une lettre à la déclaration de Maurice Thorez. Rappelant qu’un soldat communiste doit mener son action dans l’armée et invitant à ne pas laisser isoler les meilleurs. Il écrit : « Il faut un travail des jeunes au sein de l’armée, c’est juste, mais je ne veux pas que le Parti ferme la porte à ceux qui veulent encore refuser d’obéir. Je ne suis pas d’accord quand Maurice déclare que le refus ne pouvait pas en entraîner d’autres à le faire par centaines. » Un effort de conviction fut cependant mené, particulièrement par la Jeunesse communiste, encouragée par le Parti. Plusieurs fils de dirigeants, dont celui de Raymond Guyot, alors responsable du travail clandestin dans l’armée, suivirent l’exemple d’Alban.

Même s’il n’a pu entraîner « des centaines de refus », ce geste courageux demeure un symbole de l’opposition à la guerre coloniale. « La petite voix qui dit non », comme chante Ferrat.

(*) Alban Liechti signera son livre

au stand des amis, à la fête

de l’Humanité samedi 10 à 12 heures.

Claude Lecomte.

 

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Par Nadjia Bouzeghrane




Sarkozy le dernier des défenseurs de l’idéologie de l’ére coloniale. Heureux , ce monde qui a la bénédiction de l’Amérique toute puissante d’Obama et toute juste.

9022010

Monde

Publié le 09/02/2010 à 07:36 - Modifié le 09/02/2010 à 09:40 Le Point.fr

NUCLÉAIRE

RÉACTIONS - Sarkozy et Gates pour des “sanctions fortes” contre l'Iran

RÉACTIONS  - Sarkozy et Gates pour des

Nicolas Sarkozy a assuré lundi soir au secrétaire américain à la Défense Robert Gates “le soutien de la France aux propositions de réforme de l'Otan” © Nicolas Gouhier/ABACAPRESS.COM

Nicolas Sarkozy et le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, “sont convenus que le temps était à l'adoption de sanctions fortes” vis-à-vis de l'Iran, a indiqué l'Élysée à l'issue d'un entretien d'une heure environ entre les deux hommes lundi soir. Et cela “dans l'espoir d'une reprise du dialogue” avec Téhéran, a précisé la présidence. Tous deux ont jugé que, “malheureusement, le temps des sanctions” était arrivé pour l'Iran, “car la main tendue n'a pas été saisie”, a-t-on précisé de même source.

 

Toutefois, le communiqué officiel publié un peu plus tard par l'Élysée n'évoque pas de sanctions. Il se contente de souligner l'”identité de vue sur la question de la prolifération nucléaire iranienne”, partagée par les deux responsables. L'Iran a notifié officiellement lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sa décision de commencer à enrichir de l'uranium à 20 % . L'Occident accuse Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que les Iraniens nient.

 

“Renforcer” la coopération franco-américaine

 

Selon l'Élysée, le président et le secrétaire américain ont également parlé de la possible vente de quatre exemplaires du navire de guerre français Mistral à la Russie. Le chef de l'État a dit à Robert Gates que “cette coopération avec la Russie, dont les termes doivent encore être définis, semble normale. On ne peut pas attendre de la Russie qu'elle se comporte comme un partenaire et ne pas se comporter comme tel”, a ajouté Nicolas Sarkozy, cité par l'Élysée. C'est “plus un problème de message que cela envoie qu'un problème militaire”, a affirmé de son côté Robert Gates, a également rapporté l'Élysée.

 

Les deux responsables ont également “souligné” leur “engagement commun dans la durée en faveur du peuple d'Afghanistan, où nos soldats sont côte à côte”, selon la présidence française”. Nicolas Sarkozy “a affirmé le soutien de la France aux propositions de réforme de l'Otan” de Robert Gates, et la volonté de Paris de “renforcer” la coopération franco-américaine “de défense dans des domaines comme l'aéronautique et l'espace”. Le chef de l'État français poursuivra “ce dialogue avec le président Obama lors de sa prochaine visite aux États-Unis”, conclut le communiqué de l'Élysée. La date de cette visite n'a pas été précisée par l'entourage de Nicolas Sarkozy.




OTAN:un instrument de domination et d’hégémonie contre le reste du monde

9022010

Monde

Publié le 09/02/2010 à 11:28 - Modifié le 09/02/2010 à 12:43 AFP

L'Otan reste une menace “sérieuse” pour la Russie, estime un haut responsable

L'Otan reste une menace

L'Otan et son élargissement vers les pays de l'Europe de l'Est représentent toujours une menace “sérieuse” pour la Russie, a estimé mardi le secrétaire du Conseil russe de sécurité Nikolaï Patrouchev, cité par les agences russes.

L'Otan et son élargissement vers les pays de l'Europe de l'Est représentent toujours une menace “sérieuse” pour la Russie, a estimé mardi le secrétaire du Conseil russe de sécurité Nikolaï Patrouchev, cité par les agences russes.

“Nous doutons profondément que notre situation sera plus sûre avec l'élargissment de l'Otan”, a déclaré M. Patrouchev.

“L'Otan représente pour nous une menace et une menace assez sérieuse”, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

“C'est la position générale de tous ceux qui ont travaillé sur la (nouvelle) doctrine militaire” de Russie, a-t-il encore dit.

Vendredi, le président russe Dmitri Medvedev a validé une nouvelle doctrine militaire qui place l'Otan en tête des menaces pesant sur la sécurité de la Russie.

Le document dénonce le rapprochement des frontières russes “de l'infrastructure militaire des pays membres de l'Otan, notamment par la voie de l'élargissement du bloc”.

M. Patrouchev a accusé les pays de l'Otan d'avoir armé la Géorgie avant la guerre éclair entre Moscou et Tbilissi en août 2008, pour préparer une agression contre les régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

“Nous attirons votre attention sur le fait que l'armement de la Géorgie se poursuit toujours. Pourquoi? Dans quel but? Ils veulent une nouvelle attaque? Si ce n'est pas le cas, il ne faut pas armer (la Géorgie). Nous, nous n'avons pas l'intention d'attaquer”, a ajouté M. Patrouchev.

Moscou dénonce depuis des années l'entrée d'Etats de l'ex-bloc soviétique dans l'Alliance atlantique, et fait tout, sur le terrain diplomatique, pour empêcher la Géorgie et l'Ukraine de rejoindre l'Otan.